Flash info !

 

 Le territoire de la Sumène est couvert à 94,3% de forêts et de milieux semi-naturels. La forêt de feuillus occupe la majeure partie du territoire. Des prairies et pâturages scindent la partie ouest et est du territoire entre le Col du Lac et la Montagne de la Fage.

Certaines zones considérées comme naturelles ou semi-naturelles sont utilisées comme estives ou prairies et constituent ainsi une occupation agricole.

Les terres agricoles sont réparties essentiellement en terrasses autour des hameaux.

La grande majorité des parcelles des parcelles agricoles sont utilisées comme des estives et des landes. Les parelles qui accueillent une production de légumineuses sont concentrées à Metgès. On relèvera la présence de vergers au Castanet, au Vernet et aux entrées sud et ouest du village.


L'oignon doux des Cévennes :

oignon

C'est un oignon de garde de couleur blanc nacré à cuivré, au bulbe de grande taille de forme arrondie à losangique, d'aspect brillant, aux tuniques fines et translucides. La culture des oignons fait partie de l'histoire des Cévennes.
L'oignon doux, la raïolette, se cultive sur les faïsses (terrasses), libérées du mûrier au déclin de la soie ; semés vers février , c'est vers juillet-août qu'intervient la récolte. Cet oignon se conserve parfaitement pendant près de huit mois.
Il se consomme cru dans les salades, cuits en accompagnement de viande, en tourtes mais aussi en confiture.

On notera la forte progression de la culture d'oignons doux A.O.C. liées à la coopérative de Saint-André-de-Majencoules.


Le Pélardon :

Sumène est située dans le périmètre de l'A.O.C. Pélardon (août 2000)

Ce fromage de chèvre se caractérise par sa forme cylindrique d’environ 60 mm de diamètre et 25 mm d’épaisseur. L’élevage est de type extensif, dans les milieux riches en chênes verts, chênes blancs et châtaigniers. La salade de pélardon chaud, formidable fromage de chèvre au lait, servi sur un lit de salade fraîche et craquante est appréciée. Les chèvres  pâturent dans les près, les garrigues, les landes ou sous les châtaigniers. Voilà comment, gardées en petits troupeaux, elles dégustent graminées, chênes, genêts, glands, bruyères, châtaignes, et autres plantes aromatiques. Elles donnent ainsi un lait riche qui participe à la typicité du Pélardon


La Pomme Reinette :

Variété cévenole très ancienne, appréciée pour sa chair ferme et parfumée.Depuis le XIe siècle, vallées et traversiers du massif de l’Aigoual abritent la culture du pommier. La pomme reinette trouve dans les Cévennes méridionales tout ce dont elle a besoin pour croître et embellir : des sols riches et légers, de l’eau en abondance, de longs étés chauds et ensoleillés. Au printemps, les pommeraies sont magnifiques grâce à la floraison blanche et rose des arbres. Pendant tout l’été, le fruit se développe jusqu’à complète maturité entre fin août et début septembre.


Le Châtaignier :                                                                                                                                                                                                                                                               

 

 Extrait du livre "Parc National des Cévennes (éd. ACTES SUD)

"Les moines défricheurs auront marqué à jamais leur passage dans les Cévennes. Dès le XIe siècle, ils ont commencé à cultiver, à greffer le châtaignier, une espèce présente à "l'état sauvage" entre 500 et 800 m d'altitude en Cévennes depuis le tertiaire.

Ils ont peu à peu fait reculer la forêt au profit de cet arbre essentiel pour la culture cévenole, permettant ainsi aux communautés rurales de s'implanter sur des terres pourtant pauvres et acides. Cultivé en vergers, planté sur des terrasses, le châtaignier a nourri les Cévenols durant des siècles. Cet "arbre à pain" a envahi le paysage de la région, la façonnant jusqu'au XXe siècle.

Quand, au XIVe siècle, un refroidissement du climat fait reculer les cultures de la vigne et de l'olivier, que la famine frappe une population décimée par la peste, les vergers de châtaigniers sont abandonnés et la forêt reprend ses droits.

La reconquête économique au siècle suivant contribue à ce monoculture de la châtaigne prenne toute son ampleur dans certaines contrées. Le séchage des fruits permet de les conserver l'année durant. Tous les cévenols, qu'ils soient paysans ou non, mangent la châtaigne. Ce cordon nourricier ne se rompra guère qu'à la fin du XIXe siècle. La maladie de l'encre (un champignon qui se fixe sur les racines de l'arbre) et l'exode signent la destruction des vergers.
Inexorablement, résineux et chênes verts réapparaissent. Le déclin de la châtaigneraie semble inéluctable quand l'endothia se met de la partie (qui provoque l'apparition de chancres sur l'écorce). Dans les Cévennes désertées, il ne reste plus guère que les terrasses en péril et arbres morts.
Pour que les Cévennes ne perdent par un élément capital de leur paysage et de leur identité, le parc national tente d'encourager un renouvellement partiel de la châtaigneraie" .

 

Le Marché du village tous les mercredi :